Introduction
Polémiques
Depuis près de dix ans, je suis confronté à une calomnie, qui se présente comme un ensemble d’accusations à géométrie variable. Cette calomnie a une double origine, ou plutôt une origine bicéphale : ma connaissance, en tant que thérapeute, de secrets de famille relevant du Tribunal correctionnel ou de la Cour d’Assises ; mon travail, en tant que formateur, sur les violences intrafamiliales — maltraitance et inceste.
Pour faire face à cette situation — notamment à des accusations de pratique « sectaire » — j’ai dû engager des procédures judiciaires. Au début, à chaque fois, les attendus des jugements me donnaient raison moralement, mais sans aller — pour des questions « techniques » de droit — jusqu’à la condamnation de la partie adverse.
Finalement, j’ai obtenu satisfaction contre le journal La Provence, qui a été condamné en première instance pour diffamation. Le journal avait relayé les propos diffamatoires venant d’une part de Madame Tavernier (aujourd’hui présidente d’honneur de l’UNADFI), d’autre part de Monsieur Giordano, ancien membre — très actif — de l’association Hermine, qui comportait parmi ses membres et sympathisants des agresseurs sexuels d’enfants reconnus et condamnés.
La Provence a fait appel de ce jugement.
Je remarque que, malgré un procès en cours, et malgré la reconnaissance en première instance de la diffamation, un site continue a continué à diffuser l’article incriminé.
Le lundi 19 septembre 2005, la Cour d'Appel d'Aix en Provence a condamné le directeur de la publication du journal La Provence et une journaliste, pour diffamation publique envers moi, à des amendes pénales, à verser des dommages et intérêts et à publier un communiqué judiciaire dans leurs colonnes.
Déjà toute cette affaire avait fait l’objet de deux enquêtes approfondies, et avait donné lieu à des articles d’analyse. Libération avait notamment publié dès 1998 deux articles de Franck Johannès, qui relatait très précisément les faits et les enjeux de toute l’histoire. De son côté, Frédéric Lenoir, dans une série d’émissions diffusées sur Arte, avait lui aussi montré les tenants et les aboutissants d’une rumeur qui s’était organisée en machination.
Quant à L’express, il avait replacé cette affaire dans le cadre général de la violence qui peut se déplacer sur les professionnels concernés par la protection de l’enfance et par l’aide ou le soin aux victimes.
Je rappelle ici les articles de Libération et de L’express, ainsi qu’un article de Télérama, qui rend compte de l’émission de Frédéric Lenoir.
Libération, 30 mars 1998