Extrait d'un article de L'EXPRESS du 26 aout 1999
"Fondateur d'une petite association, l'Arbre au milieu, ce psychologue [Bernard Lempert] partage son temps entre des consultations et des séminaires de formation auprès des assistantes sociales et des magistrats. Rien que de très normal jusqu'en 1995. A cette époque, il soigne une jeune femme anorexique qui décide, au cours du traitement, de déménager à l'autre bout de la France pour échapper à l'influence d'une mère omniprésente. Celle-ci ne voit qu'un coupable dans la fuite de sa fille : Bernard Lempert. Maire d'un petit village breton, elle se lance alors dans une campagne de dénigrement contre le psychologue et son association, relayée par un père incestueux que le thérapeute avait dénoncé à la justice quelques mois plus tôt.
Grâce à un lobbying efficace auprès d'une association anti-sectes, l'Adfi (associations de défense des familles et de l'individu), l'Arbre au milieu et son fondateur se retrouvent sans autre forme de procès dans la liste établie par la commission d'enquête parlementaire sur les sectes. Le député Jacques Guyard (PS), rapporteur de la commission, finira par reconnaître publiquement qu'il sagit d'une erreur. Malgré ce mea culpa tardif et un jugement du tribunal de Rennes rendu en octobre 1998 qui le blanchit totalement, la suspicion continue de peser sur Bernard Lempert.
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« Comme on ne peut plus faire taire les enfants, la tentation est grande de s'en prendre aux professionnels qui sont leurs porte-parole», affirme l'avocat Pierre Jalet.
Gilbert Charles
Nota Bene : Bernard Lempert précise qu'il ne posséde pas le titre universitaire de psychologue.
Télérama, 11 novembre 1998